PeaceNous sommes les deux faces d'une même pièce dans une même poche._____________________________________N' Love

PeaceNous sommes les deux faces d'une même pièce dans une même poche._____________________________________N' Love
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L'artiste n'a pas sa place sur Terre. Le monde n'est pas fait pour lui. L'étoile n'est domiciliée qu'à l'Univers. Si j'avais été moins égoiste, je t'aurai rendue au néant absolu. A l'inexorable. A l'immensité et à la beauté du rien. Mais puisque l'occidental se veut fièrement orgueilleux et orgueilleusement fièr, je te garde prisonnière. A la manière de Sisyphe je te contrains à subir ta peine sans jamais songer à t'échapper. Je te martèle le corps et l'esprit de mots sublimes, de mots beaux, de mots subliminaux. Ainsi je te possède toute entière, tu es le corps je suis l'esprit. Tu es la protagoniste de ma série, le geste de mes péripéties. Tu es roi je suis Dieu. Tu diriges mais je règne. Faire le bien s'enlise dans la hantise de faire le mal. L'amour implique donc le mal. Quel serait l'intérêt d'être Dieu s'il n'y avait un Lucifer ? Et puisque te faire du mal impliquerait que je t'aime, serait-il possible que Dieu règne sur les Enfers ? Loin de nous l'époque du bambou, des textes en prose, des métaphores et des rimes qui s'interposent. Il ne nous reste que des lettres qui s'entremelent, qui s'ajoutent et se démelent. Des mots vrais qui changeront, dans le contenu mais non dans le fond. Il n'y a pas de fin aux belles histoires. Même dans le noir elles vivent encore des paroles d'un vieux monsieur. Quand '' ils vécurent heureux " les achève d'un ton pompeux on sait. On sait que les 30 enfants qu'elle a eu n'ont rien de charmant, ces garnements lui ont explosé le vagin et les reins et s'appliquent à en finir avec le reste de son existence. Cocue par millier, débauchée, si elle est lâche elle finira droguée, si elle a du courage suicidée. Ne terminons donc pas notre épilogue sur '' elles vécurent heureuses ". Quand il faudra détrôner mieux vaut le faire fièr sans lettres enflammées aux rimes longuement recherchées. Sur la dernière gestuelle de notre poésie il faudra se rendre à l'évidence. Cosi fan tutté.

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# Posté le samedi 05 mai 2007 18:28

Modifié le lundi 08 juin 2009 15:23

Les gens vides ne souffrent pas

 Les gens vides ne souffrent pas
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Les premiers La La La résonnent et déjà mon coeur s'abandonne. Aucune parole ne dégringole des escaliers si haut placés aux pieds des médisances issues de préjugés. Et ses hanches transportent, son bassin ondoye sur le rythmique La La La d'une chanson qui est à glacer d'effroi. Ce sont les plus belles chansons que ces La La La, les montagnes russes d'un bonheur qui s'accroit. Qui s'accroit sous les larmes bleues de l'auteur malheureux. C'est fait pour ça les La La La, pour remuer du ganglion l'air absent quand les justes paroles vous glaçent le sang. Fredonnez les enfants, fredonnez donc, c'est si beau.






Les malheurs des uns font le bonheur
des autres.

# Posté le lundi 28 mai 2007 14:50

Modifié le lundi 30 mars 2009 16:16

She's never gonna be like the one beforeTouche pas ça fait trop mal. Provocation fatale détonation cruciale. ____________________________________

She's never gonna be like the one beforeTouche pas ça fait trop mal. Provocation fatale détonation cruciale. ____________________________________
R
J

Le regard amusé, le ton prêt à narguer les tournesols tournent leurs immenses pétales dorés. Elles s'ouvrent au ciel, infidèles flirtent avec le soleil et nous promènent le long d'un souvenir éternel. Le coquelicot lui, a oublié. Oublié de s'ouvrir pour ne plus se faire piétiner, oublié d'aimer pour se faire aimer, oublié d'oublier pour ne plus avoir à se rappeler. Leurs ombres goguenardes lui tordent la fleur avec ardeur, il y a bien longtemps il était des leurs. Il s'en souvient encore de l'époque durant laquelle il chantait pour le ciel, sous la pluie comme au soleil. Jusqu'à ce qu'une rafale de vent, un ouragan, l'emporte loin devant. Loin devant chez les Pourpiers ou au pays du Pisang, il n'en sait rien il s'est saoulé. Le vent a effacé l'empreinte cadavérique de sa tige inerte jadis bien verte. Plus personne ne se souvient du petit coquelicot bien gros qui trônait frivole autour d'un amas de tournesols. Il était des leurs à c't'heure. Au milieu des Pourpiers il s'est fané. Adieu la Fleur.


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# Posté le dimanche 27 janvier 2008 16:14

Modifié le lundi 08 juin 2009 15:44